Article 18: Cap au Sud

Publié le 22 Octobre 2013

Jess à Kunming, Chine                                                                                           22 octobre 2013

 

C’est donc la tête remplie de souvenirs merveilleux et avec le sentiment d’avoir pu appréhender un peu la culture tibétaine que nous quittons les montagnes pour redescendre sur la capitale du Sichuan, Chengdu.

Le trajet en bus est long et inconfortable mais notre avancée dans la vallée nous offre tout de même quelques paysages sympathiques. Nous faisons la connaissance d’un moine qui partage le même bus que nous. Il nous parle dans un anglais impeccable et nous pose plein de questions. Il est, comme beaucoup d’autres avant lui, très intrigué par le piercing à l’arcade d’Alban ! Il a beaucoup voyagé, en Europe surtout et connaît très bien la France. Et comme beaucoup d’autres avant lui, il nous propose de nous changer des Euros en monnaie locale… « Bank of Monk » !

Nous arrivons à Chengdu après 6h de voyage, dans cette ville immense au 14 millions d’habitants, contents tout de même de ne pas y être entrés à vélo ! Toutefois, les aménagements pour les deux roues peuvent facilement faire des jaloux au sein de nos capitales européennes, car ils offrent de larges espaces protégés pour permettre au scooters électriques, tuk-tuk, vélo, etc de circuler (plus ou moins)en sécurité.

Nous sommes excités d’arriver à Chengdu car nous savons  que nous allons voir enfin les pandas géants (Alban saute partout et aurait volontiers craqué pour une casquette panda…) et en même temps un peu triste de quitter Max, notre compagnon de route depuis 10 jours. Ben oui, on est des sentimentaux nous, on s’attache…

Il y a des rencontres comme ça, durant le voyage, qui paraissent évidentes et nous savons déjà que nous allons nous revoir.

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Max

C’est donc, tous les trois que, pour notre dernière journée, nous nous rendons au centre de recherche sur le Panda Géant pour pouvoir admirer les rares membres d’une espèce menacée d'extinction.

Le parc est superbe, les enclos énormes et la végétation luxuriante. On se croirait presque en pleine nature si les guides chinois avec leur micro et leurs 20 touristes ne nous rappelaient pas à la réalité. Nous prenons plein de photos, le panda en train de manger, le panda en train de faire la sieste, le panda dans l’arbre….Ce n’est pas de sitôt qu’on en reverra !

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Trop dure la vie...

Nous adorons nous promener dans les villes, car elles sont pour nous un bon moyen de nous immerger dans le quotidien des gens. Nous aimons voir les nombreuses boutiques qui bordent les rues, remplie de gens, l’activité qui ne semble jamais cesser, le mouvement permanent, l’agitation, le bruit, la vie quoi…Cela va un temps, car nous sommes toujours ravis de retrouver le calme des campagnes, mais les villes sont emplies d’une énergie qu’on ne trouve nul part ailleurs et cela est d’autant plus valable en Chine, où les gens semblent se faufiler partout, dans la moindre ruelle…

Après le tumulte de Chengdu, nous nous sommes offert un moment de calme dans la paisible Pingle, ville située à 150km de la capitale sichuanaise.

Pingle fait partie de ses rares petites villes chinoises qui ont su garder un peu d’authenticité et n’ont pas succomber à l’invasion des buildings, comme c’est souvent le cas, malheureusement, un peu partout dans le pays.  Les bâtiments, datant de l’époque Ming (1368-1644) bordent encore les ruelles pavées de la vieille-ville et ont été restaurés avec soin.  Le soir, les lampions rouges nous offrent une lumière douce et chaleureuse pour se balader.

Nous faisons un tour dans un parc avoisinant connu pour son pont suspendu à travers la végétation abondante. C’est la nature, rien de spécial à part se balader, ce qui est fort agréable, mais comme partout en Chine nous devons payer pour cela. En Chine tout à un prix !

 

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 Le pont suspendu de Pingle

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Ruelle à Pingle

Nous ne pouvions pas traverser la région sans aller voir le Buddha Géant de Leshan. Pour la petite anecdote, nous avons découvert l’existence de ce Buddha lorsque nous étions à Tabriz, en Iran. Eshan, qui nous avait accueillit quelques jours chez lui, nous a montré des photos de la sculpture géante ! Eshan était passionné par la Chine et s’est promis d’aller un jour voir ce grand Buddha. Nous avons donc eu une petite pensée pour lui et nous sommes dit qu’elle chance et quel privilège  nous avons de pouvoir accéder à nos rêves aussi facilement…

Ce avec quoi nous avons du mal parfois en Chine, ce sont les touristes chinois… C’est une manière de voyager tellement différente de la nôtre que nous avons parfois de la peine à comprendre. Ils voyagent souvent en groupe (guide et micro super-méga fort), sont bruyants et surtout très pressés ! Aussi, dans l’escalier qui nous mène au grand Buddha nous ne comptons plus les nombres de touristes nous ayant littéralement « dégagés » pour pouvoir nous passer devant. Comme si le Buddha, en place depuis près de 1500 ans allait soudainement disparaître…

Ce qui est drôle à observer ce sont les apprentis-photographes chinois (c’est à dire à peu près tous les touristes chinois). Ils abordent fièrement leurs 2 ou 3 appareils photos reflex autour du cou et rivalisent quant à la taille de leur objectif. Le plus gros qu’il m’ait été donné de voir devait faire la longueur de mon bras… Les pauvres, quand je pense au tri de leur photos qu’ils devront faire en rentrant à la maison. Oui, parce que le touriste chinois prend absolument TOUT en photo ! Les portes, les cendriers, les plantes en pot, tout est immortalisé dans les appareils chinois ! Le must est d’observer avec quel ravissement ils prennent la pose devant l’objectif. Nous nous sommes d’ailleurs surpris nous-même à aborder fièrement la pose typique chinoise qui consiste à faire un « V » avec son index et son majeur. So cute !

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Nous quittons Leshan après 2 jours de visite, dans une ville qui ne présente pas beaucoup d’intérêt. Nous avons un train à prendre pour Kunming, où nous irons récupérer notre vélo. Arrivés sous une pluie battante (tient c’est vrai c’est le mois d’octobre ici aussi), nous nous empressons de retrouver notre fidèle monture, qui est, fort heureusement, en assez bon état. Nous rangeons nos affaires, toujours sous le regard amusé d’une dizaine de badauds agglutinés autour de nous. C’est vrai qu’il est  beau notre vélo !

Nous trouvons un lieu sympa pour se poser quelques jours, nettoyer, le vélo, écrire, lire, rencontrer des gens.

Notre prochaine destination sera sans doute Dali. Petite ville forte sympathique à quelques 400km de là. Mais en attendant, la pluie nous retiendra encore quelques jours à Kunming et de toute façon, cette fois-ci, nous n’avons plus de train à prendre…

Rédigé par lattitudeterre

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